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Base de connaissances des pratiques

Job crafting

Le job crafting aide le collaborateur et le manager à ajuster les tâches, les relations professionnelles et les méthodes de travail en fonction des points forts et des intérêts.

Collaborateur Équipe job-crafting
Sections de la documentation

Qu'est-ce que c'est

Le job crafting consiste à ajuster le rôle de manière intentionnelle, sans changer de poste. Le collaborateur, avec l'aide de son manager, identifie les tâches qui lui apportent de l'énergie, celles où ses compétences sont le mieux exploitées, et les domaines où plus d'autonomie peut être accordée. Cette pratique est utile lorsque le problème ne réside pas dans la mission de l'entreprise, mais dans le fait que le travail quotidien est devenu trop éloigné des points forts de la personne.

Quand c'est utile

  • Le collaborateur remplit son rôle de manière formelle, mais s'intéresse peu au contenu des tâches actuelles.
  • Les compétences fortes du collaborateur sont peu utilisées dans les projets et les tâches régulières.
  • Le manager constate une baisse d'initiative sans conflit ni surcharge évidents.
  • Dans l'équipe, il existe des tâches qui peuvent être redistribuées sans modifier la structure des effectifs.
  • Le collaborateur manque de liberté pour choisir la manière d'atteindre un objectif pourtant clair.

Comment démarrer

  1. 1 Demandez au collaborateur de lister les tâches qui lui donnent de l'énergie, celles qui lui en prennent et celles qui utilisent le mieux ses compétences.
  2. 2 Choisissez une tâche régulière que vous pouvez renforcer, simplifier ou déléguer sans mettre en péril le résultat.
  3. 3 Discutez avec le manager des relations de travail à développer ou à réduire pour que le rôle contribue mieux aux résultats.
  4. 4 Définissez une petite expérience pour le prochain cycle de travail : ce qui change dans les tâches, les responsabilités ou la méthode de travail.
  5. 5 Lors de la prochaine conversation, vérifiez s'il est devenu plus clair où le collaborateur apporte le plus de valeur et où un ajustement est nécessaire.

Effet attendu

Cette pratique aide le manager à mieux exploiter les points forts du collaborateur sans avoir à restructurer entièrement le rôle. L'équipe profite d'une répartition des tâches plus réfléchie, et le collaborateur identifie plus clairement où ses intérêts et son expertise génèrent des résultats.

Erreurs fréquentes

  • Remplacer le job crafting par la promesse de n'importe quel travail correspondant aux intérêts, sans tenir compte des objectifs de l'équipe.
  • Modifier le rôle seul, sans avoir convenu des limites avec le manager et les collègues.
  • Déléguer les tâches désagréables mais importantes à d'autres sans raison claire.
  • Utiliser la pratique au lieu d'avoir une conversation sur la surcharge, le conflit ou l'inadéquation du rôle.
  • Laisser les accords à l'oral, ce qui empêche l'équipe de comprendre les nouvelles limites de responsabilité.

Pour approfondir

  • Étude : Amy Wrzesniewski et Jane E. Dutton, Crafting a Job: Revisioning Employees as Active Crafters of Their Work
  • Livre : Jane E. Dutton et Gretchen M. Spreitzer, How to Be a Positive Leader
  • Étude : Maria Tims, Arnold B. Bakker et Daantje Derks, Development and validation of the job crafting scale

FAQ

Qui doit initier le job crafting ?

En général, c'est le manager ou le collaborateur lui-même qui lance la démarche lors d'un entretien individuel régulier. Il est important que la décision ne soit pas une improvisation personnelle : le manager aide à faire le lien entre les intérêts du collaborateur et les objectifs de l'équipe.

Faut-il changer de poste ou de grade ?

Pas nécessairement. La pratique commence par de petits ajustements dans les tâches, les méthodes de travail, les relations professionnelles ou le degré d'autonomie. Il ne faut modifier le rôle formel que lorsque la nouvelle configuration est devenue stable.

Peut-on commencer sans consultant ?

Oui. Une brève préparation du collaborateur, un échange avec le manager et une expérimentation sans risque suffisent. Un expert externe n'est nécessaire qu'en cas de restructuration complexe des rôles ou de conflit d'intérêts entre les parties prenantes.

Comment savoir si la pratique fonctionne ?

Observez les signes concrets : le collaborateur prend davantage d'initiative dans les tâches convenues, utilise plus souvent ses compétences fortes, et l'équipe conserve une vision claire des responsabilités et des délais.