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Base de connaissances des pratiques

Premortem (pré-mortem)

Le pré-mortem aide l'équipe, avant le lancement du projet, à identifier en toute sécurité les causes d'un éventuel échec et à réduire les risques liés à la décision en amont.

Équipe premortem
Sections de la documentation

Qu'est-ce que c'est

Le pré-mortem est une courte session de travail avant le lancement d'un projet ou d'une décision importante. L'équipe se projette mentalement dans un futur où le projet a déjà échoué et recherche les causes probables. Ce format légitime le scepticisme : les participants peuvent plus facilement parler des faiblesses du plan, des risques de la décision managériale et des dépendances gênantes avant que les erreurs ne deviennent coûteuses.

Quand c'est utile

  • L'équipe garde le silence sur ses doutes, alors que la décision semble risquée.
  • Le projet démarre rapidement, mais les dépendances critiques et les contraintes n'ont pas encore été discutées.
  • Une décision managériale a déjà été prise, et les gens ont besoin d'un moyen sûr d'identifier les risques.
  • Lors des lancements précédents, l'équipe a souvent découvert les problèmes trop tard.

Comment démarrer

  1. 1 Choisissez un projet ou une décision dont l'échec serait particulièrement coûteux pour l'équipe.
  2. 2 Désignez un facilitateur qui sépare la recherche des risques de l'évaluation des personnes et des décisions.
  3. 3 Organisez une réunion avec la question : « Le projet a échoué. Quelle en est la cause principale ? »
  4. 4 Listez les causes d'échec et regroupez-les par thèmes : personnes, délais, dépendances, clients, décisions.
  5. 5 Examinez les trois risques les plus probables et désignez un responsable de la prochaine action pour chacun.

Effet attendu

L'équipe obtient un moyen légitime d'exprimer ses doutes avant le lancement, et le manager identifie les faiblesses du plan plus tôt. Cela permet de mieux répartir les responsables des risques, d'éliminer certaines zones d'ombre et de réduire le nombre de mauvaises surprises tardives.

Erreurs fréquentes

  • Le facilitateur défend une décision déjà prise, et les participants perçoivent la réunion comme une formalité.
  • L'équipe recueille une longue liste de craintes, mais ne désigne pas de responsables pour les actions immédiates.
  • On demande aux participants de critiquer le projet en présence d'un manager qui sanctionne habituellement la dissidence.
  • Le pré-mortem est réalisé à la place d'une planification normale, alors que la méthode ne fait que compléter la vérification du plan.

Pour approfondir

  • Article : Gary Klein, Performing a Project Premortem, Harvard Business Review
  • Livre : Amy C. Edmondson, The Fearless Organization
  • Livre : Daniel Kahneman, Thinking, Fast and Slow

FAQ

Qui doit lancer le pré-mortem ?

En général, il est lancé par le chef de projet, le team lead ou le manager responsable de la décision. Il est important que l'animateur puisse accepter la critique du plan sans défendre son statut.

Peut-on réaliser un pré-mortem sans facilitateur externe ?

Oui. Il suffit de choisir un animateur neutre au sein de l'équipe, d'expliquer les règles à l'avance et de séparer la discussion des risques de la recherche de coupables.

Que faire si les gens restent silencieux ?

Commencez par une consignation individuelle des causes d'échec, puis recueillez les réponses de manière anonyme. Ensuite, discutez des thèmes, pas des noms de ceux qui les ont soulevés.

Comment savoir si la réunion a été utile ?

Après la réunion, des changements concrets doivent apparaître : hypothèses clarifiées, responsables des risques clés désignés, plan modifié ou décision de vérifier une dépendance contestable avant le lancement.